
La famille de Vincelles
Claude Pierre Aubert seigneur de Vincelles en Auxerois, capitaine de vaisseau habitant Port-Louis, épouse Marguerite de la Rocherousse et devient ainsi seigneur de Penanrun.
Une seigneurie est un domaine sur lequel le seigneur exerce son pouvoir. Elle est composée généralement d’un château, où vivent le seigneur et sa cour, de villages, d’églises, de bois, d’étangs… et de terres cultivées par les paysans qui sont tenus de fréquenter les fours, les moulins ou les pressoirs seigneuriaux…
Le manoir est parfois une modeste bâtisse située dans un village, peu de choses le distingue alors des habitations voisines surtout lorsqu’il est ancien et non habité “noblement”. Il n’est généralement ni agrandi ni remis au goût du jour mais simplement entretenu, ce qui est le cas pour la plupart de nos manoirs. C’est donc ici l’aspect juridique du terme qui prime : les revenus et les droits qui en découlent participent aux bénéfices d’une ou plusieurs seigneuries ; bien souvent, ces petits manoirs qui n’ont pas de juridictions sont tenus en indivision par différents membres d’une ou plusieurs familles et dans ce contexte, un propriétaire peut se prétendre seigneur d’un lieu même si le manoir ne se trouve pas dans sa “portion” du domaine.

Claude Pierre Aubert seigneur de Vincelles en Auxerois, capitaine de vaisseau habitant Port-Louis, épouse Marguerite de la Rocherousse et devient ainsi seigneur de Penanrun.

Le toponyme Penanrun est bien antérieur à la création de la seigneurie du même nom ; cette dernière, fondée au XVe siècle, n’est pas la plus ancienne ni la plus importante de la paroisse de Trégunc.

En 1512, Christophe Garlot, seigneur de Kerbren (il s’agit de Kervrenn), envisage de construire un moulin à marée à Pont Minaouët. Une autorisation des plus hautes instances du royaume de France est nécessaire, un moulin à eau situé en amont étant une propriété royale.

Le 18 juillet 1607, l’écuyer Yves de la Rocherousse, seigneur de Penanrun en Trégunc, rend aveu de devoir la sixième partie du morvoux aux religieux de l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé.

Keroriou et Kervren sont deux lieux ayant appartenu à la même famille de Goarlot (alias Gouarlot), vieille famille noble cornouaillaise. Ce patronyme provient de Goarlot en Kernevel, des recherches y ont été effectuées et révèlent la présence d’une ancienne tour de pierre constituant probablement un ensemble défensif médiéval et près de cet ouvrage se trouvait le manoir construit par la suite.

Kermadezoae, c’est sous ce nom qu’est cité le manoir de Kermadoué dans le dictionnaire d’Ogée, il faisait partie des neuf manoirs recensés à Trégunc en l’année 1420. En 1426, Hervé Kerhermen, seigneur du dit manoir et lieu en Névez (Kermen) est aussi seigneur de Kermadozoae, son métayer à Kermadoué était Jehan Scazre.

Un seigneur, homme de guerre, abandonne au chapitre quelques prétentions qu’il avait sur des terres de Trégunc : lettre sur l'accord entre le chapitre et Guillaume Polgelou. Mars 1246

Construction : Ancien manoir, fontaine, ferme.
Sol : culture, pâture, lande.
Plantation : chêne, saule, châtaignier.
Végétation : ajonc, ronce, jonc.
Ruisseau : “Dour-Veil” (Eau-du Moulin).