Trévignon, île ou presqu’île

L’extrémité de la Pointe de Trévignon est appelée la Lande par les anciens et par les propriétaires du château. En se référant à la reproduction de la photo aérienne ci- dessous, photo prise à 300 mètres d’altitude en 2007 par M. Laurent, pilote amateur et jadis voisin, nous constatons un amas de sable au nord-ouest et au sud-est, jouxtant l’entrée de la Lande, d’où l’hypothèse d’un îlot. Plusieurs arguments peuvent justifier ce phénomène géologique.
Ci-contre, vue aérienne de la pointe de Trévignon prise en juillet 1990, à l’époque de la construction du perré. La dune a souffert des assauts répétés de l’océan, elle sera reprofilée et la circulation automobile canalisée (photo IGN)
Au noroît, l’accumulation en volume et surface de sédiments a été contenue en 1990-1991, sous l’égide de Jean Lozac’h, maire de Trégunc, un perré a été construit. Un mur oblique en granit de 100 m de long contient la dune qui s’étendait en partie sous la route actuelle.
À l’entrée de la presqu’île de Quiberon, à partir de Penthiève et en avant de l’imposant fort militaire, c’est le même phénomène, appelé communément isthme. En fait, les géologues lui donne le nom de tombolo*. Jadis cette presqu’île fut une île.

À Plouguerneau, en pays Pagan, une vieille église, Illis Coz, jadis submergée par les sables éoliens du noroît, est en cours de déblaiement. Selon un article récent d’Ouest-France, du 12e au 15e siècle, une période glaciaire a sévi avec pour conséquence un recul de la mer de quelques centaines de mètres (sic). Cette modeste chapelle aurait été construite vers le 11e ou12e siècle.
Enfin, un ami ingénieur géologue de l’école de Nancy a confirmé sans aucun doute cette analyse.
En conclusion, la géologie et la climatologie déterminent la géographie et… l’histoire de la Pointe que nous aimons tant…
* Cordon littoral de sédiments reliant deux extrémités terrestres par des sédiments